Année post électorale – Pénurie d’eau et d’électricité – Attention aux circuits qui « dorment »…

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Pénurie d’eau latente: nos gouvernants retiennent-ils les leçons de leurs prédécesseurs? Une question qui peut sembler banale, mais pleine de soubassements si l’on sait que, malgré la violente répression du 21 juin 2011 pour votre contre un projet de loi du président d’alors, Me Abdoulaye Wade, qui avait fait près de cent deux (102) blessés dont treize (13) policiers, c’était la pénurie d’eau qui ne s’arrêtait jamais qui avait fini d’envenimer la situation. Le régime multiplie les sorties avec le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye qui « rassure » et « maîtrise » la situation, ainsi que le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ qui s’invite à la partie.

Aminata Touré dite Mimi, jadis Premier ministre en 2013 avait même menacé et avec « sanctions » et « cessation de contrat » aux fautifs car le pays avait souffert de douze (12) jours de coupure d’eau. « La situation est tout simplement inadmissible. Rester des jours et des jours avec des quartiers entiers de Dakar sans eaux, ce n’est pas normal. Toutes les responsabilités seront situées » en vue de « sanctions » et « cessation de contrat ». Cette situation avait même fait écourter le séjour de Macky Sall aux Etats-Unis pour présider un conseil des ministres imminent.

En sus de la pénurie qui dure depuis plus de trois (3) mois, l’électricité va bientôt entrer en jeu avec les menaces imminentes des agents de la Senelec. D’ailleurs, les conducteurs rouspètent car l’essence se fait un peu rare. Les esprits sont encore frais sur ces événements où Dakar et sa banlieue ont laissé éclater leur colère le 27 juin. Les barrages de fortune faits de pierres ou de pneus enflammés se sont vite répandus dans la ville. Une éruption brutale à la mesure de la frustration des Sénégalais, pris ces derniers jours dans une nouvelle vague de coupures d’électricité. « Cela fait 24 heures que je n’ai pas eu de courant », racontait un homme en colère.

« C’est l’émeute, parce que les gens en ont marre des coupures », expliquait lors de cette nuit un habitant du quartier de Ouakam, devant le bureau local de la Sénélec, la compagnie publique d’électricité, auquel les manifestants tentaient de mettre le feu. Le sol était jonché d’imprimés de factures, des jeunes jetaient dans les flammes des rouleaux de papier. L’un d’eux s’acharnait sur une machine trouvée à l’intérieur. D’autres brisaient encore des vitres dans le bâtiment alors que l’odeur de fumée enveloppait la rue.

Des éléments anti-émeute étaient déployés au pied du monument de la Renaissance africaine construit par le président sénégalais Abdoulaye Wade, tandis qu’un peu plus loin, en contrebas, d’autres se livraient à une course poursuite avec des manifestants. Et si vraiment nos gouvernants ne tirent pas de leçons de leurs prédécesseurs, les « circuits qui dorment  » sont là pour le leur rappeler.

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