CRISES AXIOLOGIQUES ET ECONOMIQUES AU SÉNÉGAL :  » LA SOLUTION DANS LE PROJET DE SOCIÉTÉ DE BAMBA ». dixit SERIGNE FALLOU DIENG

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« Le Sénégal, à l’image des autres pays d’Afrique, traverse une série de crises multiformes. La crise est d’abord d’ordre axiologique, social et culturel. Avant le dépérissement des agrégats d’une économie qui se cherche. La solution pour sortir de l’ornière est loin de se trouver dans la singerie ou le copie- coller de modèle de société étrangère, particulièrement occidentale, inadéquat et inadapté. Depuis l’aube des indépendances jusqu’à cette période-ci, le Sénégal et les autres pays du continent se sont fourvoyés, du  fait de modes de gestion des affaires publiques biaisés et non conformes ni à nos réalités intrinsèques, ni à notre vécu quotidien, ni à notre personnalité propre, ni aux aspirations de nos populations. La tendance doit être aujourd’hui nécessairement inversée. Comme pour remettre en vedette la pensée marxienne qui mettait en cause celle hégélienne, en lui faisant injonction de marcher avec la tête et non avec les pieds. La barre doit être redressée et les pendules remises à l’heure, pour que le Sénégal puisse s’inscrire sur les sillons d’un développement durable et intégral. Nous avons à notre portée et sous nos pieds, les clés de la solution. Avec le projet de société, le modèle de gouvernance et le mode de vie ressortis des lignes directrices de la pensée et de la praxis du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba ». Ainsi, en substance, a lancé, devant la presse et en marge de la ferveur et de l’effervescence du grand Magal de Touba, le Président du Cercle des intellectuels et soufis du Sénégal Serigne Fallou Dieng.
Pour celui qui est considéré comme l’une des figures de proue de l’intelligentsia de la mouridiya et de la umah islamique, l’adoption du système de pensées et d’actions formulées et indiquées par Khadimou Rassoul, tiré des principes des préceptes du saint coran et adossé aux valeurs morales ( diom, fit, ngor, mougne……) et sociales ( partage, solidarité, un pour tous et tous pour un ) positives du terroir, prônant le culte du travail comme facteur désaliénant et émancipateur pour l’homme, se pose à suffisance comme alternative salutaire. Le parallélisme des formes n’a pas manqué d’être établi avec le modèle des pays du Dragon, qui, enracinés aux valeurs émancipatrices locales, ont su avec une foi sans faille et avec discipline, « soulever les montagnes », pour parvenir aujourd’hui au summum de la croissance et du développement.
Le président du Cercle des intellectuels et soufis du Sénégal Serigne Fallou Dieng, imbu du sens de la responsabilité et de l’objectivité, comme qui dirait aussi et à l’image d’un esprit bachelardien, n’a pas omis de dresser des préalables à lever, au vu du contexte socio- historique du moment.
 » Il faut nécessairement à l’image par exemple de couvertures renouvelées de la Kaaba qui subissent les aléas du temps, que notre communauté se départisse de scories, de contraintes handicapantes liées entre autres au goût du paraître de certains dieuwrignes et au primat du bien matériel sur le spirituel. C’est en cela que le Soufianké prône la restauration des valeurs et comportements cardinaux du mouridisme, faits d’humilité, du respect de la hiérarchie, du sens de la mesure, de la discipline, du suivi des prescriptions, recommandations et ndigueul de l’autorité morale, de l’amour du prochain, de la consolidation de l’entraide et de la solidarité agissante et désintéressée au plan individuel et collectif ». Le président du Cercle des intellectuels et soufis a ainsi indiqué.
Mohamed El Amine THIOUNE  ( envoyé spéciaux : Laye ZOULOU (Réalisation) et Pape GAYE  (Cameraman_stagiaire)

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