Procès Imam Ndao et Cie : Ces projets de voyage qui compromettent Saliou Ndiaye…

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Saliou Ndiaye, c’est le nom d’un codétenu d’Imam Ndao tous accusés d’accointance avec le terrorisme. Pendant les auditions, deux voyages qu’avait envisagés Saliou Ndiaye ont davantage enfoncé « le disciple » de Imam Ndao.

Le détenu Abdou Hakim Mbacké Bao est le premier à faire face au juge ce matin. Devant la barre Abdou Hakim Mbacké est revenu sur son voyage au Mali et toutes les péripéties qui en sont suivies avec des cellules terroristes mais sans jamais confirmer qu’il était au nord du Mali pour des raisons spécifiquement liées à l’extrémisme islamique.

Vers 11 heures arrive à la barre, le nommé Saliou Ndiaye. Pour le cas de ce dernier, l’interrogatoire des avocats a permis de révéler que S. Ndiaye avait tenté deux voyages dans deux pays qui abritent des foyers terroristes très actifs et très dangereux.

Sans jamais nier, Saliou Ndiaye a néanmoins indiqué qu’il ne voulait se rendre dans ces pays que pour apprendre la Charia d’une manière beaucoup plus concrète.

Ainsi ayant pris contact avec une connaissance, Saliou Ndiaye tente de se rendre en Afghanistan par la voix terrestre, mais il sera contraint en cela par son guide qui n’est d’autre que Imam Ndao qu’il a connu à Kaolack. Les deux habitent le même quartier.

Par la suite, Saliou Ndiaye tente encore un autre voyage, le deuxième, cette fois-ci, il veut se rendre en Syrie. La raison il l’explique en ces termes devant le tribunal :

« J’ai voulu aussi me rendre en Syrie. Après l’annonce faite par le G7 de se rendre en Syrie. Dans la même période, un autre érudit de la Ligue Arabe a sollicité le soutien de tous les musulmans du monde afin de venir en appoint les musulmans en souffrance en Syrie. Par la suite, j’ai rencontré un nommé Djibril Thiombane qui pouvait m’amener en Syrie comme je l’avais décidé avec Abdallah Babou pour la destination Afghanistan. J’ai décidé d’aller en Syrie pour soutenir mes frères musulmans mais pas pour aller faire la guerre. En Syrie il y a plusieurs manière de venir en aide les gens, il y a l’exemple des casques blancs. »

Saliou Ndiaye soutenu par ces avocats, a indiqué qu’il n’a jamais voulu se rendre dans ces deux pays pour le Djihad violent, mais juste pour soutenir ses frères musulmans qui périssent sous les bombes de l’Etat Syrien.

Interrogé sur ce qu’il pense de la Charia, et s’il est pour son application au Sénégal, et si cela devait arriver que proposerait-il pour les non musulmans, Saliou Ndiaye a invité le coran.

« Je suis musulman, donc je suis pour l’application de la Charia. Le prophète a vécu avec des non musulmans, mais il ne les a point opprimés.  Il les faisait payer des impôts pour le compte des musulmans qui avaient en charge leur Sécurité », a indiqué Saliou Ndiaye interrogé par le procureur.

La définition du mot Djihad s’est aussi introduite au procès. C’est le même Saliou Ndiaye qui a donné la définition : « Les gens ont une mauvaise interprétation du mot Djihad au Sénégal et dans le monde. Faire le Djihad signifie faire de l’effort dans tout ce que l’on entreprend, dans la gestion de son couple par exemple, de la cité, de sa vie, de ses affaires entre autres. Par contre, dans le monde, on attribue au Djihad la violence, autrement l’extrémisme violent ».

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