Serigne Bassirou Gueye : « Je n’ai pas dit que Khalifa Sall était un bandit… mais, il doit être condamné »

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Le Procureur de la République est revenu à la charge. Dans sa requête, Serigne Bassirou Guèye a démonté tous les arguments de la défense. 

« Après avoir entendu les arguments de la défense j’avais estimé que la mission est terminée. Nous faisons un travail difficile et malgré les amabilités nous devons travailler. Nous avons bien travaillé« , se vante-t-il.

Inculpant Fatou Traoré, trésorière du Gie, le Procureur accuse les avocats à sa défense de déformer les faits. Selon lui,  le juge lui reproche d’avoir signé, d’avoir donné les moyens de ce fonds, c’est-à-dire d’avoir donné les cachets à Yaya Bodian. « Et celui qui a fait ça est complice. A partir de ce moment, les faits de complicité de faux sont qualifiables à Yaya Bodian. Cela s’applique également à Fatou Traoré, compte tenu des circonstances de la cause j’ai requis la peine de deux ans dont un an de sursis. « , dit-il.

Pour le cas de Yaya Bodian, supposé complice de Fatou Traoré, Serigne Bassirou Gueye revient à la charge.

« Yaya Bodian,  j’en ai déjà parlé, il est poursuivi pour faux et usage de faux en écriture de commerce, est établi complicité d’escroquerie portant sur des derniers publics. Il a donné les moyens en produisant des factures fausses. Complicité de détournement de derniers publics, sur la base de facilitation des documents qui l’on fait. Association de malfaiteurs, une entente dans le but de commettre l’infraction, et Yaya Bodian, tout le monde savait que ce faux servait à décaisser de l’argent », explique-t-il.

Pour le cas de Mbaye Touré, DAF à la mairie de Dakar, le Procureur n’a pas été indulgent : « pour Mbaye Touré c’est presque les mêmes infractions auxquels on ajoute détournement de deniers public et blanchiment d’argent de capitaux. J’aurais pu me passer de blanchiment d’argent, il y a une infraction plus grave que celle-ci, c’est le détournement de deniers publics. Le blanchiment s’explique ici que quand l’infraction constituée d’un acte commis intentionnel, la détention ou l’utilisation de biens ou l’auteur sait qu’il provienne d’un crime ».

Au clou de sa requête, le Procureur précise : « si on les condamne à la fin du mois je percevrai mon salaire, pareil si on les relâche tous. Mais, je fais mon travail parce que je veux mériter mon salaire. « Je n’ai pas dit que Khalifa Sall était un bandit… mais, il doit être condamné… ». 

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